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ni là enregistré quand elle est revenue d'argentine elle a fait un 45 tours avec la foule en argentin
Par Anonyme, le 03.02.2026
merci pour cette documentation
je viens de regarder " miroir "
Par Anonyme, le 26.01.2025
bonjour, j'ai oublié le titre d'un téléfilm après 1968 où hélène dieudonné regardait à la télé brigitte
Par Cantalou, le 07.01.2025
comment retrouver les chroniques de jacques grello dans le journal l'équipe (1952 ?)
Par Anonyme, le 30.12.2024
merci beaucoup et merci pour elle
Par Anonyme, le 25.12.2024
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Date de création : 29.05.2011
Dernière mise à jour :
17.01.2026
265 articles
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Qui se souvient encore de Lisette Jambel ? Juste après la guerre, pourtant, une malicieuse chanson de Loulou Gasté et Françoise Giroud, "Le petit chaperon rouge", la fait connaître à un large public. En tournant le bouton de leur poste de radio, les auditeurs de l'époque entendent une petite voix haut perchée raconter les mésaventures de la célèbre héroïne de Perrault qui, cette fois, saura tenir tête au loup.
Lisette Jambel a d'abord songé à devenir institutrice, mais elle avait une âme d'artiste. Elle suit d'abord des cours de violon, remportant même un prix, puis s'oriente vers la comédie, où elle suivra l'enseignement d'un professeur prestigieux, Louis Jouvet.
Mais sa vraie vocation, c'est la chanson. Sa distinction et son élégance naturelle auraient pu en faire une ambassadrice de la chanson de qualité, à l'image d'une Jacqueline François ou d'une Patachou, mais sa carrière resta toujours en demi-teinte. Durant l'Occupation, elle participe à des crochets et remporte, avec Roland Gerbeau, un autre chanteur bien oublié aujourd'hui, "Les tournois du music-hall", une compétition organisée dans le cadre d'un cabaret parisien dirigé par le célèbre chansonnier Georgius.
Commencée durant la guerre, sa carrière prend son essor juste après le conflit, en grande partie grâce au succès inattendu de sa chanson fétiche, "Le petit chaperon rouge". Dès lors, Lisette Jambel passe dans certains grands music-halls parisiens, comme "Bobino", "L'Européen" ou "L'Alhambra". On l'entend aussi beaucoup à la radio, où elle participe à des émissions de variétés, qui célèbrent la chanson française, comme "Chansons grises, chansons roses" ou "On chante dans mon quartier". Au début des années 50, elle sera aussi invitée dans des émissions, dont a depuis longtemps perdu le secret, comme "Bonsoir la société", animée, avec sa verve trépidante, par le père de "36 chandelles", le cher Jean Nohain.
Dans le répertoire de Lisette Jambel, on trouve d'abord des chansons pour enfants, comme "Souriquet s'en va-t-en guerre", "La ronde des petits lapins" ou encore "Le nain Riquiqui", réunies, avec bien d'autres, dans "Les chansons de Bob et Bobette", un disque 45 tours sorti en 1955. A noter aussi des classiques, comme "Vive le vent", "Le loup, la biche et le chevalier", un grand succès d'Henri Salvador, dont il a composé la musique (sur des paroles de Maurice Pon) ou encore "Voulez-vous danser grand-mère ?", un air popularisé, un peu plus tard, par Chantal Goya.
Mais Lisette Jambel ne chante pas que pour un jeune public. Elle met une voix plus mélodieuse au service de chansons cocasses, comme "Coquelicots polka", écrite par le grand parolier Pierre Delanoë (sur une musique de F. Stanley), et que reprendra notamment Annie Cordy. Son répertoire s'étend aussi à des airs romantiques, comme "Le secret d'Isabelle" (paroles de Noël Roux et musique de René Denoncin), chanté aussi par Marie-José. Elle reprend également un des grands succès de Georges Ulmer, "C'est loin tout ça".
En effet, les chansons originales, spécialement composées pour elle, sont assez rares dans le répertoire de Lisette Jambel. On l'a vu, elle préfère miser sur les succès des autres. C'est encore le cas de "L'eau vive", l'un des grands standards de Guy Béart ou "ça c'est de la musique" (de Michel Rivgauche pour les paroles et Norbert Glanzberg pour la musique), l'une des chansons fétiches de Colette Renard.
A la fin des années 50, la carrière de la chanteuse s'essouffle. Au début de la décennie suivante, elle fait encore quelques concerts, avant de s'effacer de la scène et de la mémoire du public. Elle sombre alors dans la dépression et meurt prématurément en 1976. CARRIERE AU THEATRE :
-"Espoir" (1942)-Théâtre Antoine.
-"Belamour" (1944), opérette de François Llenas et Marion Vidal (livret) et Guy Lafarge (musique)-Mise en scène de Germain Champell et Louis Blanche-Rôle de la princesse Frifriti-Théâtre des Nouveautés.
-"Une femme par jour" (1945), opérette de Serge Veber et Jean Boyer (livret) et Georges van Parys (musique)-Mise en scène d'Ernest Georgé-Rôle de Sabine-Théâtre de l'Alhambra.
-"Gigi" (1960), de Colette-Mise en scène de Robert Manuel-Rôle d'Andrée-Théâtre Antoine.
-"Coquin d'printemps" (1960), opérette de Jean Valmy et Marc-Cab (livret) et Guy Magenta (musique)-Théâtre de l'ABC.
Sur les planches, Lisette Jambel a surtout participé à des opérettes. Dans "Belamour", fantaisie égyptienne dans laquelle le prince Toutankalon (sic !) croise la générale Papyrus, Lisette Jambel incarne la malicieuse princesse Frifriti. Elle y côtoie l'un des artistes les plus célèbres de son époque, Georges Milton, l'inoubliable interprète de "La fille du bédouin", une scie inusable.
En 1945, elle remplace Jacqueline Cadet, une actrice aperçue dans quelques films des années 40 et 50, dans une opérette mise en musique par Georges van Parys, "Une femme par jour", avec Denise Grey en vedette.
Son seul vrai rôle, au théâtre, est celui de la mère de Gigi, incarnée par Françoise Dorléac, dans la version de la nouvelle de Colette mise en scène, au théâtre Antoine, par Robert Manuel. Elle y personnifie donc cette discrète chanteuse lyrique, éclipsée par sa demi-mondaine de mère, interprétée par Huguette Duflos. Quant à la grand-tante de Gigi, ancienne courtisane elle aussi, elle emprunte le visage et la voix de la grande Gaby Morlay.
CARRIERE AU CINEMA :
-"Les malheurs de Sophie" (1946), de Jacqueline Audry-Rôle de Camille de Fleurville adulte.
-"Caprices de Paris" (1950), court métrage de René Sti-Une chanteuse.
-"Folie douce" (1951), de Jean-Paul Paulin-Rôle de Yolande.
-"Son dernier Noël" (1952), de Jacques Daniel-Norman-La chanteuse.
-"Quai Notre-Dame" (1961), de Jacques Berthier-La chanteuse.
Connue surtout comme une chanteuse, c'est à ce titre que Lisette Jambel figure dans trois de ses cinq films. Dans "Caprices de Paris", dont le mince scénario n'est là que pour faire entendre quelques chansons (dont l'une chantée par Line Renaud), elle entonne "Les deux pigeons", une chanson composée par Charles Aznavour et dont les paroles sont dues au cinéaste René Clair, qui a adapté une fable de La Fontaine assez peu connue.
Elle chante aussi, sans être créditée au générique, dans le film de Jacques Daniel-Norman, "Son dernier Noël", où Tino Rossi interprète une chanson destinée à devenir un classique, "Petite étoile de Noël".
Dans l'un de ses seuls deux vrais rôles au cinéma, elle incarne l'un des personnages du livre sans doute le plus célèbre de la comtesse de Ségur, "Les malheurs de Sophie". Dans la version qu'en a donnée Jacqueline Audry, l'une des très rares femmes cinéastes de cette époque, Lisette Jambel incarne Camille de Fleurville adulte. Ce personnage, encore enfant, apparaît dans "Les malheurs de Sophie" et sa suite, "Les petites filles modèles".
Lisette Jambel décroche tout de même le rôle principal de "Folie douce", un film de Jean-Paul Paulin, dans lequel elle donne la réplique à Gabriello et Pierre Louis. Elle y chante la chanson qui a donné son titre au film, "Folie douce", avec une musique de Loulou Gasté et des paroles d'André Hornez.