Thèmes

actrice amis amour anime art artiste belle bonne brève cadre cheval chez

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· DANS L'OMBRE DE... (20)
· LES SPEAKERINES ACTRICES (10)
· DANSEURS ACTEURS (11)
· LES CHANTEURS COMEDIENS (30)
· LES ANIMATEURS TV ET RADIO A L'ECRAN (21)
· ARTISTES DE CIRQUE A L'ECRAN, MAGICIENS (11)
· LES TOUT PETITS ROLES (18)
· CHANSONNIERS ACTEURS (9)
· COMEDIENS OUBLIES (16)
· ACTEURS DE THEATRE A L'ECRAN (16)

Rechercher
Derniers commentaires

ni là enregistré quand elle est revenue d'argentine elle a fait un 45 tours avec la foule en argentin
Par Anonyme, le 03.02.2026

merci pour cette documentation je viens de regarder " miroir "
Par Anonyme, le 26.01.2025

bonjour, j'ai oublié le titre d'un téléfilm après 1968 où hélène dieudonné regardait à la télé brigitte
Par Cantalou, le 07.01.2025

comment retrouver les chroniques de jacques grello dans le journal l'équipe (1952 ?)
Par Anonyme, le 30.12.2024

merci beaucoup et merci pour elle
Par Anonyme, le 25.12.2024

Voir plus

Articles les plus lus

· MIJANOU BARDOT (1938)
· HELENE ROUSSEL
· MAC RONAY (1913-2004)
· GEORGES REICH (1926-2013)
· JACQUELINE HUET (1929-1986)

· DENISE FABRE (1942)
· JACQUES CHAZOT (1928-1993)
· JULIETTE CARRE
· JACQUELINE ALEXANDRE (1942)
· ROBERT DURANTON (1926-2005)
· MARCEL ZANINI (1923)
· SUZANNE GREY (1917-2005)
· LILIA VETTI (1924-2003)
· SOPHIE SEL (1936-2003)
· JACQUELINE CAURAT (1929)

Voir plus 

Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :

Je comprends qu’en m’abonnant, je choisis explicitement de recevoir la newsletter du blog "kmalden" et que je peux facilement et à tout moment me désinscrire.


Statistiques

Date de création : 29.05.2011
Dernière mise à jour : 17.01.2026
265 articles


AVERTISSEMENT

Si une des images qui accompagnent ce blog n'est pas libre de droits, prière de m'en avertir. Elle sera immédiatement retirée.

JEANNE AUBERT (1900-1988)

Publié le 22/02/2015 à 11:06 par kmalden
JEANNE AUBERT (1900-1988)

                      Jeanne Aubert avait cette voix sucrée, un peu collet-monté, qu'on aimait dans les salons avant-guerre. A voir ses mines apprêtées et sa diction précieuse de rossignol mondain, on pense à d'autres cantatrices légères, comme Yvonne Printemps ou, plus tard, Mathé Altéry, au répertoire sage et consensuel, grandes dames de la revue et de la chanson parisienne.

             "Sage" n'est peut-être pas le mot qui convient le mieux aux chansons (et au tempérament) de Jeanne Aubert. Grande revuiste, elle chante en effet "Si tu vois ma tante" (1925) au Concert Mayol, dans une revue d'Henri Varna, auteur de spectacles aux titres inénarrables, comme "Venez z'ouïr" ou "Du bleuet, du muguet et des coquelicots" et plus tard directeur du théâtre Mogador, L. Lelièvre et F. Rouvray, qui écriront d'autres revues, comme "Ce n'est que votre main Madame". Après une brève escapade en Amérique, la voilà au Moulin Rouge dans la revue "Paris aux étoiles".

            Jeanne (parfois Jane) Aubert revient à New York, au début des années 30 dans des comédies musicales comme "Princess charming", d'Albert Sirmay, auteur d'opérettes hongroises et ami de Gershwin, Arthur Schwartz, à qui on doit des comédies musicales comme "The band wagon" (qui inspira en partie le film célèbre de Minnelli) et des standards du jazz, comme "Dancing in the dark", et Arthur Swanstrom. Jeanne Aubert paraît aussi dans "America's sweetheart" du célèbre duo Richard Rodgers et Lorenz Hart, auteurs de près de trente comédies musicales et de chansons célèbres, comme "Blue moon", "My funny Valentine" ou "My heart stood still".

            De retour à Paris en 1935, elle se produit  à l'A.B.C., où elle chante "C'est une petite étoile", sur des paroles de Saint-Granier (l'immortel auteur de "Ramona", mais aussi de revues comme "Dans un fauteuil" ou "Paris en l'air") et une musique de Jean Lenoir, qui a écrit et composé d'autres célèbres rengaines, comme "Pars", magnifique chanson créée par Georgel et interprétée de façon bouleversante par Yvonne George, ou le fameux "Parlez-moi d'amour", immortalisé par Lucienne Boyer. Jeanne Aubert inscrit d'autres titres à son répertoire, comme "Je t'aime c'est tout" (chanté aussi par Jean Lumière), toujours sur des paroles de Saint-Granier et une musique d'Auréli et de Frédo Gardoni, accordéoniste spécialisé dans le musette et interprète de nombreuses chansons officielles du Tour de France comme "La fleur au guidon" ou encore "Solitude".

                A la fin des années 30, Jeanne Aubert apparaît encore dans de nombreuses revues à succès:"V'là le travail" (1937), un spectacle du célèbre revuiste Rip (à qui on doit aussi des comédies musicales comme "Gigoletto", en 1920, ou "PLM" (1925), avec Henri Christiné, qui eut un réel succès) et du grand Albert Wilemetz, qu'on ne présente plus et à qui on doit tant de comédies musicales entre 1918 et 1942, comme "Le diable à Paris", "Venise","Le bonheur mesdames" etc. C'est dans cette revue, dont la musique est de Moisés Simons (dont la chanson "El Manisero" a été reprise par Mistinguet, qui en a fait "La rumba d'amour"), que Jeanne Aubert interprète une chanson leste qui fera une partie de son succès et donnera naissance à une expression populaire, "Le cul sur la commode". On peut citer encore "Tout va trop bien" (1936), toujours au théâtre des Nouveautés et encore sur des paroles de Rip et Willemetz (Jeanne Aubert y partage l'affiche avec Félicien Tramel et Robert Pizani), "Entre nous", avec André Luguet ou "Madame la folie", revue des Folies-Bergère, où elle chante "C'est pour la femme", sur une musique de P. Larrieu et des paroles de P. Hermite.

             En 1942, elle reprend, au théâtre Mogador, le rôle de Missia de "La veuve joyeuse", de Franz Léhar, avec Jacques Jansen et dans une mise en scène d'Henri Varna. Après cela, Jeanne Aubert délaisse les planches, sauf pour une brève expérience dont je reparlerai.

            Chanteuse émérite,Jeanne Aubert était aussi une actrice accomplie, rompue à l'art complet du spectacle musical. Mais elle avait aussi tâté du cinéma.

CARRIERE AU CINEMA:

-"Etre aimé pour soi-même" (1920), de Robert Péguy.

-"La possession" (1929), De Léonce Perret-Rôle de Passerose.

-"The mysterious kiss" (1934), court-métrage de Roy Mack-Rôle de Jeanne.

-"Le rêve de l'océan" (1934), court-métrage de Roy Mack-Rôle de Mademoiselle.

-"Les époux scandaleux" (1935), de Georges Lacombe-Rôle de Jeanne Aubry.

-"Passé à vendre" (1936), de René Pujol-Rôle de Maryse Lancret.

-"Le grand refrain" (1936), de Yves Mirande et Robert Siodmak-Rôle de Léone de Vinci, chanteuse vedette.

-"Une femme qui se partage" (1937), de Maurice Cammage-Rôle d'Evelyne de Lagny.

-"La souris bleue" (1937), de Pierre-Jean Ducis-Rôle de Nénette.

-"A nous deux madame la vie" (1937), de René Guissart et Yves Mirande.

-"La belle de Montparnasse" (1937), de Maurice Cammage-Rôle de Claire.

-"Mirages" (1938), d'Alexandre Ryder-Rôle de Jeanne Dumont.

-"Sénéchal le magnifique" (1957), de Jean Boyer-Rôle de la colonelle Trochu.

-"L'amour est en jeu" (1957), de Marc Allégret-Rôle de Mme Brémont.

-"Les croulants se portent bien" (1961), de Jean Boyer-Rôle de Minouche.

-"Les ennemis" (1962),d'Edouard Molinaro-Rôle de Mme de Lursac.

-"Un monde nouveau" (1966), de Vittorio De Sica.

                 Après deux films muets, Jeanne Aubert tourne deux courts-métrages avec Roy Mack, réalisateur américain, de courts-métrages surtout (on lui doit "Bubbles" (1930), avec Judy Garland ou "Rufus Jones for President" (1933), avec Ethel Waters et Sammy Davis Jr). Dans "The mysterious kiss" (1934), Jeanne Aubert chante "Ooh, that kiss" et profite d'un bal masqué pour embrasser les hommes présents, découvrant que celui qui embrasse le mieux est en fait son mari (Weldon Heyburn)! Après un autre film musical avec Roy Mack, elle joue , en 1935,dans une comédie sentimentale de Georges Lacombe, "Les époux scandaleux", avec René Lefèvre et Maurice Escande, où il est question de désirs contrariés et de mariages blancs.

              Elle tourne aussi "Passé à vendre", de René Pujol, auteur de vaudevilles militaires bien oubliés aujourd'hui. Elle y a (auprès de Pierre Brasseur) le rôle principal, celui d'une femme qui fait chanter ses anciens amants en menaçant de les citer dans ses mémoires. Dans "Le grand refrain" (1936), de Robert Siodmak (qui fuit alors Goebbels et les nazis), elle retrouve l'emploi de chanteuse qui lui est naturel.

               1937 est une grande année pour Jeanne Aubert, puisqu'elle tourne pas moins de quatre films. Dans "Une femme qui se partage", de Maurice Cammage (autre amateur de gaudriole militaire, il est l'inénarrable auteur de "La mariée du régiment", "Trois artilleurs au pensionnat" et j'en passe!), elle est une demi-mondaine qui reçoit les hommages de ce coquin de Paul Pauley. La voilà toujours femme légère et maîtresse d'un homme d'affaires dans "La souris bleue", de Pierre-Jean Ducis. Dans "La belle de Montparnasse", du même Maurice Cammage, elle côtoie Frédéric Duvallès, Colette Darfeuil et le toujours ventripotent Paul Pauley. Elle se retrouve en ménage avec Jean-Louis Barrault dans "Mirages", d'Alexandre Ryder (auteur d'un joli film, "la ronde des heures" (1949)) et se fait engager comme danseuse aux Folies-Bergère, grâce à un couple d'amis qui y travaille, incarnés par Arletty et Michel Simon.

                 Puis, Jeanne Aubert déserte les écrans durant vingt ans et réapparaît, en 1958, en colonelle entreprenante (femme de ce cher Georges Chamarat), qui tâche de séduire un Fernandel réticent, dans "Sénéchal le magnifique", de Jean Boyer. Trois ans plus tard, Boyer lui proposera le rôle de la mère de Fernand Gravey (qui n'avait que cinq ans de moins qu'elle!) dans une charmante comédie, "Les croulants se portent bien". Entretemps, elle avait participé au film de Marc Allégret, "L'amour est en jeu", sur un scénario d'Odette Joyeux, avec Robert Lamoureux et Annie Girardot. Dans "Les ennemis" (1961), d'Edouard Molinaro, c'est de Roger Hanin, capitaine et agent secret, qu'elle est la mère. Sa carrière au cinéma se termine par un petit rôle, celui d'une sage-femme, dans "Un monde nouveau" (1966), de Vittorio De Sica, avec Christine Delaroche et Madeleine Robinson.

               Jeanne Aubert est aussi apparue sur le petit écran.

CARRIERE A LA TELEVISION:

-"Bon appétit Monsieur" (1967), de Gilbert Laporte-Dans le cadre de l'émission "Au théâtre ce soir"-Mise en scène de Fred Pasquali-Réalisation de Pierre sabbagh-Rôle de Mme Carcopino.

-"Madame êtes-vous libre?" (1971), série de Claude Heymann-Rôle de Mme Rémy.

                Sa participation à la célèbre émission "Au théâtre ce soir" relève davantage de la prestation théâtrale. Elle a l'occasion d'y donner la réplique à Raymond Souplex, Pierre Louis et Jacques Marin. A noter aussi son rôle dans la série "Madame êtes-vous libre?", qui donna à Denise Fabre, qui interprète une femme chauffeur de taxi, l'occasion de montrer ses dons de comédienne, et où l'on retrouvait, dans des rôles secondaires, Coluche ou Nicole Garcia.

CARRIERE AU THEATRE:

-"Après la chute" (1965), d'Arthur Miller-Mise en scène de Luchino Visconti-Théâtre du Gymnase-Rôle de la mère.

               Cette unique expérience théâtrale (si l'on excepte sa participation à "Au théâtre ce soir") lui permit de jouer une pièce réputée d'Arthur Miller et de côtoyer de grands noms: Visconti en personne à la mise en scène, Christian Dior aux costumes, et Annie Girardot, Michel Auclair et Clotilde Joano à la distribution.